Pathologie

Troubles alimentaires, boulimie, anorexie – Paris 15ème

Troubles alimentaires : l’alimentation est un des domaines privilégiés d’expression affective et par conséquent aussi psychopathologique.

L’anorexie mentale frappe surtout les adolescentes ( mais les garçons anorexiques ne représentent qu’environ 10% du total) entre 12 et 20 ans et s’inscrit dans la triade symptomatique caractéristique accompagnée de l’amaigrissement et de l’aménorrhée. Dans les cas extrêmes la perte de poids peut dépasser 50% du poids normal pour l’âge. L’anorexie mentale s’accompagne d’un trouble de la perception de l’image du corps perçu alors plus gros qu’il ne l’est en réalité et s’associe à un désir éperdu de maigreur. Les anorexiques sont des personnes souvent hyperactives, qui ne ressentent guère la fatigue et qui sur – investissent fréquemment leur intellect, tandis que leur sexualité est, elle, par contre bien souvent désinvestie chez eux, ou du moins appauvrie.

La boulimie se caractérise par une ingestion impulsive et incoercible de grandes quantités de nourriture, sans guère éprouver de véritable plaisir, suivie parfois par des vomissements provoqués, et accompagnée souvent de culpabilité, ou bien de honte. Elle survient notamment chez des jeunes femmes, souvent intellectuellement douées, parfois suite à des événements traumatiques : perte d’un être cher par exemple. La rumination autour de la nourriture peut souvent envahir la pensée de la personne et dès lors handicaper considérablement sa vie sociale et relationnelle.

Troubles de la sexualité : la délimitation entre le normal et le pathologique dans le domaine de la sexualité n’est  pas chose aisée. Les plus courants sont : les troubles par excès (sexualité compulsive, ou hypersexualité ), par défaut ( inhibition plus ou moins accentuée du désir sexuel, troubles de l’érection, frigidité, éjaculation précoce, inhibition de l’orgasme, dyspareunie et vaginisme) et par déviation (perversions sexuelles, ou paraphilies).

Les troubles par excès ( hypersexualité ) peuvent se traduire par des besoins sexuels disproportionnés (satyrisias chez les hommes et nymphomanie chez les femmes), ou par une attitude séductrice compulsive avec changement fréquent de partenaires. S’y exprime souvent un besoin d’être rassuré quant aux capacités de plaire et quant à la puissance des performances sexuelles du sujet. Une association à des troubles « par défaut » est fréquente ( impuissance relative, frigidité) au sein d’une personnalité de type hystérique ou bien narcissique.

Les troubles par défaut concernent une baisse du désir sexuel. Plus fréquents chez les femmes, ils s’intègrent souvent à une personnalité dite « histrionique » ou « théâtrale ». Chez l’homme, ils caractérisent par contre des sujets présentant des pathologies obsessionnelles. Ils sont généralement favorisés par une éducation rigide et par des expériences sexuelles précoces insatisfaisantes, voire traumatiques. Les états dépressifs, certaines formes de schizophrénie, ou d’anorexie ( apragmatisme sexuel ) débouchent fréquemment sur une baisse, ou une disparition même, des besoins libidinaux conscients.

Troubles de l’humeur : on distingue des troubles dépressifs et euphoriques ou maniaques. Il peut s’agir de troubles bénins ( dépression réactionnelle suite à une perte, à un deuil, ou un échec), mais parfois d’affections graves (psychose maniaco-dépressive ou trouble bipolaire).

Les états anxieux : on définit classiquement l’anxiété comme un sentiment pénible d’attente, une peur sans objet apparent clairement défini, ou la crainte d’un danger imprécis. Les crises d’angoisse consistent en un envahissement soudain, sans raison apparente, par une sensation de menace grave et de perception de modifications somatiques diverses, elles-mêmes génératrices d’angoisse : sentiment de mort imminente, crainte de perdre la raison, signes de dépersonnalisation. La personne connait alors une agitation motrice, parfois un engourdissement, voire une sidération stuporeuse. Les manifestations somatiques de l’angoisse sont très variées : oppression thoracique, palpitations, tachycardie, refroidissement des extrémités, bouffées de chaleur, spasmes pharyngés ( boule dans la gorge), spasmes gastro-intestinaux, coliques, aérophagie, nausées, vomissements, diarrhées, hoquet, faim pou soif paroxystique, dyspnée, sensation d’étouffement, toux nerveuse, douleurs abdomino – pelviennes, cystalgies, crise polyurique, inhibition sexuelle, crampes, tremblements, céphalées, frissons, prurit, vertiges, bourdonnement dans les oreilles ( acouphènes), flou visuel, sueurs, sécheresse de bouche etc…

Phobies : craintes devant un objet, une personne, ou une situation qui ne sont pas, en soi, dangereux

Agoraphobie : du grec agora ( place du marché ou lieu de rassemblement ) est une peur de sortir dans les lieux publics qui réduit considérablement les activités de la personne. L’agoraphobique exige d’être accompagné par une personne de confiance. L’agoraphobie débute souvent vers 20 ans, parfois plus tardivement et les femmes y sont particulièrement exposées. Le trouble débute fréquemment par une attaque de panique qui débouche dès lors sur le développement d’une peur anticipatoire.

Phobies sociales : peur de parler ou de se produire en public, de manger, ou de boire en public, d’écrire devant les autres, d’utiliser des toilettes dans un lieu inconnu, l’éreutophobie ou peur de rougir, phobies sexuelles : crainte de ne pouvoir réaliser une performance sexuelle vécue comme disqualifiante.

Phobies simples : phobies d’animaux, des endroits ( claustrophobie avec sensation d’étouffement, proche de l’agoraphobie), phobie des hauteurs ( acrophobie), des transports ( train ,auto, avion, proches aussi de l’agoraphobie), phobies archaïques ( orage, noir, eux, hôpital, dentiste….). Il s’agit là sans doute d’une persistance, à l’âge adulte, des peurs enfantines.

Psychopathlogie de l’enfant

Le sommeil : selon Sigmund Freud, le rêve, gardien du sommeil est l’expression d’un désir ( dont les racines sont inconscientes) qui cherche à se réaliser, tout en se travestissant pour éviter les foudres de la censures …

La maturation de sommeil est progressive. Chez le nouveau – né, les cycles de sommeil sont brefs et nombreux de 16 à 18 pour 24 heures. La sieste diurne disparait souvent entre deux et trois ans, mais parfois seulement vers six à sept ans. L’endormissement rapide du nourrisson est lié à un état de satiété orale, tandis que l’endormissement lent et difficile vers l’âge de 8 à 9 mois marque l’opposition au départ de la mère, source d’une angoisse de séparation et d’abandon. Cette opposition est le plus souvent surmontée grâce à « l’objet transitionnel » (bout de couverture, jouet, succion du pouce…) permettant le développement d’une « aire d’illusion », permettant d’accéder à une certaine capacité de rester seul.

A partir de 18 mois l’enfant exige certains rituels du coucher pour maîtriser son angoisse et exercer un certain pouvoir son environnement, dont la mère notamment.

A partir de 3 ans apparaît la phobie du coucher ( peur du noir ) qu’une porte entrouverte, ou une veilleuse, permettent le plus souvent d’apaiser.

A la période de latence apparaissent des ruminations anxieuses et des phénomènes hypnagogiques sans gravité.

A l’adolescence les difficultés d’endormissement resurgissent et s’accompagnent de préoccupations et activités sexuelles : masturbation parfois compulsive, fantaisies érotiques …)

Les rêves d’angoisse ou cauchemars apparaissent dès l’âge de deux ou trois ans ( thèmes d’enlèvements, abandons, agressions …).